Pub

dimanche 12 mars 2017

le leash en rivière

Sujet sensible et qui fait parler. De plus en plus de monde s’essaye au SUP en rivière, mais cette pratique très fun doit se prendre avec sérieux. La rivière est un milieu à connaître et à respecter. Rester humble devant elle est la première étape. Mais l’équipement que vous prenez sera aussi d’une aide précieuse qui transformera votre sortie galère en moment fun et agréable.


Les éléments indispensables sont les chaussures, trop souvent oubliées, le gilet de sauvetage, qui rend une aide précieuse lors de baignades involontaires, et pour moi le leash qui vous permet de garder votre planche à portée de main. C’est de sur ce dernier élément que je vais vous exposer mon avis.
La fédération française de surf, le déconseille en rivière, tout comme la fédération française de canoë kayak. Mais suivant votre niveau et votre expérience, il pourra vous porter une aide précieuse ! En effet, lorsque vous prenez un gros bouillon, dès que vous ressortez la tête de l’eau, vous cherchez immédiatement un appui. Si votre planche est à portée de bras, c’est gagné, sinon c’est repartie pour un tour… Le leash est donc très appréciable. Mais il peut être aussi très très dangereux, et c’est comme ça qu’il est vu par les fédérations.

Imaginez-vous maintenant partir sur une petite rivière avec peu d’eau (50cm). Pas grand risque a priori. Vous arrivez sur un rapide qui accélère, mais tout passe bien. Celui d’après, vous êtes stoppé net par votre leash ! La partie qui traine dans l’eau s’est accroché à une branche, ou pire un rocher. Vous êtes à l’eau, et impossible de rester debout, ou de sortir la tête de l’eau. Le courant vous plaque au fond de la rivière comme un simple bout de tissu… Si vous avez un leash accroché à la cheville, c’est très complexe, car il faudra lutter contre le courant pour pouvoir toucher votre cheville et ensuite détacher le leash. L’histoire n’est pas gagnée. Donc le leash largable est obligatoire mais si vous décidez d’en portez un, mais il faut encore avoir la lucidité de le détacher. En général, c’est relativement simple : on tire sur la boule et vous voilà à la surface, en bas du rapide. Mais pour l’avoir expérimenté, avec la puissance de l’eau vous êtes plié en deux. Le gilet bloque parfois la ceinture, et vous êtes toujours plaqué au fond. Il faut l’avoir expérimenté en condition sécurisées pour pouvoir dire je sais me larguer. Badfish a sorti un leash qui est plus facile à larguer, encore faut-il le placer au bon endroit. 

Les moniteurs de kayak, entre autres, ont tous un système de remorquage largable, et lors de formations ils expérimentent cette situation. Donc souvent ils sont à même de pouvoir utiliser un leash largable en SUP. La fédération française de kayak rend la sangle de remorquage largable obligatoire pour les moniteurs à partir de la classe III. (voir ici)  C’est bien que le leash est pratique et pas dangereux si on sait s’en servir… Donc quelques erreurs sont a éviter. Si le leash ne traine pas dans l'eau, il s’accrochera plus difficilement. Le leash téléphone est donc a privilégier. Si le leash s'accroche à une ceinture largable de gilet, la boucle largable est plus accessible.

Mais pour la grande majorité, il vaut peut-être mieux s’en passer. Nager 500m avec un gilet pour retrouver sa planche n’est pas insurmontable surtout si la combinaison est adaptée à la température de l’eau. Perdre son matériel n’est pas une tragédie… Le choix des fédérations et des organisateurs de compétition n’est donc pas dur à comprendre. La sécurité pour tous. Il n’existe pas de permis de porter un leash donc comment une organisation peut l’autoriser à certaines personnes ? Mais dans la pratique c’est quand même bien agréable. 

Ne pourrait-on pas avoir le meilleur des deux mondes ? Un leash ou des systèmes équivalents plus sécurisés ? Pas encore mais je sens que ça va arriver et j’ai même une petite idée derrière la tête… Pourquoi pas un leash auto-largable ?

1 commentaire:

  1. Salut
    Lors de ma première descente en SUP encadrée par un BE kayak (Julien de Saint Crépin Eaux Vives), il m'a dit que le leash de son gilet moniteur était auto-largable. Mais je n'ai pas compris exactement comment il marchait ni réussi à retrouver sur internet ce genre de système. J'ai juste la référence de son gilet moniteur sur lequel le système était intégré: Gilet guidePalm. L'impression que j'avais était que quand ca tirait fort sur la ceinture ca tirait sur une pièce en plastique qui tirait elle-même le levier de largage de la ceinture.
    A+

    RépondreSupprimer