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jeudi 22 juin 2017

L’été est en avance !

L’été est arrivé bien en avance cette année. Les niveaux d’eau sont déjà bas, voire très bas. Du coup le Starboard Stream 9’6 est presque trop facile sur le gave. Mais il me reste quelques défis à réaliser en stand up paddle, et un petit tour à faire vers Orthez. L’Espagne n’est pas loin, et on risque aussi d’aller y faire un peu de riversup.


Mais concernant l’entrainement, les NG arrivent vite. La planche de race (Starboard  Racer) est de sortie dès que je suis seul car le reste du temps c’est du surf juste à côté de chez moi. Une petite vague pas très large, rapide et de travers… Bref on passe beaucoup de temps dans l’eau, mais l’eau est bonne ici.



Pour ceux qui souhaitent découvrir le SUP (stand up paddle) en rivière, c’est le moment idéal. La rivière est magnifique, l’eau est bonne et on trouve encore de jolies passages sans risque de se faire mal. Du coup avec Rafting 64, je vous propose de découvrir l’activité. Sur des parcours à la carte, allant d’une après-midi à 2 jours, nous partons ensemble découvrir les bases du SUP de rivière, et réaliser un parcours pouvant aller jusqu’à 20km en classe II (III) avec pause grillade le midi.  Si vous voulez des infos ou que vous êtes intéressé, je vous laisse me contacter ou contacter Rafting 64.



















D'autres infos très vite...

mardi 13 juin 2017

Le printemps est le temps du changement

Le printemps est bien installé et je vous donne quelques nouvelles. Après avoir participé au WhiteWaterSup Challenge, avec JY, nous avons eu le temps de bien discuter. Et oui les 5h de route, il faut les occuper.  Du coup, quelques mois plus tard nous avons une très bonne nouvelle : nous intégrons le Team Starboard! Et oui rien que ça. La plus grosse marque de SUP au monde, le top du top, et on n’est pas peu fier !


Aujourd'hui le matériel est arrivé et nous sommes hyper emballés. Les planches sont d'une super qualité, tout est là où il faut : les poignées tombent juste sous la main, les dérives sont simples et efficaces, le sac est hyper fonctionnel, bref que du bon.

Une fois sur l'eau la Starboard Stream 9'6 x36" est bien stable (il ne manquerai plus que ça vu sa largeur) mais une bonne glisse. Du coup je pense être aussi rapide qu'avec mon ancienne 10'3. Au niveau des rotations, elle est très réactive et rapide. Pour finir le drive est au même niveau que mon ancienne 10'3 grâce à une dérive spéciale rivière. Je pense que la seule limite de ce SUP rivière est le niveau du rider. (enfin du IV gratte cailloux n'est pas le top quand même)



La hypernut, planche courte de surf, sera principalement utilisée en vague statique. Starboard a fait un planche gonflable rapide à gonfler, qui ne prend pas de place dans la voiture. Du coup JY l'a adoptée pour tous ses déplacements en kayak. Niveau navigation il vous en dira plus.


Pour en finir avec les planches la Starboard Racer 12'6 x 26" est un avion de chasse. Légère et ultra rapide avec une glisse exceptionnelle. Le bémol est que de passer de 32" a 26" demande un peu d’adaptation, mais elle est terrible !

Une publication partagée par Pierre Moustrou (@moustrou_peyo) le

Rendez-vous à Millau pour les Natural Games et on vous montrera ça! 

dimanche 12 mars 2017

le leash en rivière

Sujet sensible et qui fait parler. De plus en plus de monde s’essaye au SUP en rivière, mais cette pratique très fun doit se prendre avec sérieux. La rivière est un milieu à connaître et à respecter. Rester humble devant elle est la première étape. Mais l’équipement que vous prenez sera aussi d’une aide précieuse qui transformera votre sortie galère en moment fun et agréable.


Les éléments indispensables sont les chaussures, trop souvent oubliées, le gilet de sauvetage, qui rend une aide précieuse lors de baignades involontaires, et pour moi le leash qui vous permet de garder votre planche à portée de main. C’est de sur ce dernier élément que je vais vous exposer mon avis.
La fédération française de surf, le déconseille en rivière, tout comme la fédération française de canoë kayak. Mais suivant votre niveau et votre expérience, il pourra vous porter une aide précieuse ! En effet, lorsque vous prenez un gros bouillon, dès que vous ressortez la tête de l’eau, vous cherchez immédiatement un appui. Si votre planche est à portée de bras, c’est gagné, sinon c’est repartie pour un tour… Le leash est donc très appréciable. Mais il peut être aussi très très dangereux, et c’est comme ça qu’il est vu par les fédérations.

Imaginez-vous maintenant partir sur une petite rivière avec peu d’eau (50cm). Pas grand risque a priori. Vous arrivez sur un rapide qui accélère, mais tout passe bien. Celui d’après, vous êtes stoppé net par votre leash ! La partie qui traine dans l’eau s’est accroché à une branche, ou pire un rocher. Vous êtes à l’eau, et impossible de rester debout, ou de sortir la tête de l’eau. Le courant vous plaque au fond de la rivière comme un simple bout de tissu… Si vous avez un leash accroché à la cheville, c’est très complexe, car il faudra lutter contre le courant pour pouvoir toucher votre cheville et ensuite détacher le leash. L’histoire n’est pas gagnée. Donc le leash largable est obligatoire mais si vous décidez d’en portez un, mais il faut encore avoir la lucidité de le détacher. En général, c’est relativement simple : on tire sur la boule et vous voilà à la surface, en bas du rapide. Mais pour l’avoir expérimenté, avec la puissance de l’eau vous êtes plié en deux. Le gilet bloque parfois la ceinture, et vous êtes toujours plaqué au fond. Il faut l’avoir expérimenté en condition sécurisées pour pouvoir dire je sais me larguer. Badfish a sorti un leash qui est plus facile à larguer, encore faut-il le placer au bon endroit. 

Les moniteurs de kayak, entre autres, ont tous un système de remorquage largable, et lors de formations ils expérimentent cette situation. Donc souvent ils sont à même de pouvoir utiliser un leash largable en SUP. La fédération française de kayak rend la sangle de remorquage largable obligatoire pour les moniteurs à partir de la classe III. (voir ici)  C’est bien que le leash est pratique et pas dangereux si on sait s’en servir… Donc quelques erreurs sont a éviter. Si le leash ne traine pas dans l'eau, il s’accrochera plus difficilement. Le leash téléphone est donc a privilégier. Si le leash s'accroche à une ceinture largable de gilet, la boucle largable est plus accessible.

Mais pour la grande majorité, il vaut peut-être mieux s’en passer. Nager 500m avec un gilet pour retrouver sa planche n’est pas insurmontable surtout si la combinaison est adaptée à la température de l’eau. Perdre son matériel n’est pas une tragédie… Le choix des fédérations et des organisateurs de compétition n’est donc pas dur à comprendre. La sécurité pour tous. Il n’existe pas de permis de porter un leash donc comment une organisation peut l’autoriser à certaines personnes ? Mais dans la pratique c’est quand même bien agréable. 

Ne pourrait-on pas avoir le meilleur des deux mondes ? Un leash ou des systèmes équivalents plus sécurisés ? Pas encore mais je sens que ça va arriver et j’ai même une petite idée derrière la tête… Pourquoi pas un leash auto-largable ?

lundi 13 février 2017

Passage de seuil : la dépose




    En Sup River, on croise souvent des seuils ou des rouleaux. Suivant les configurations et lorsque c’est possible j’aime bien utiliser la technique de la dépose. Pour ça il faut que la marche soit assez verticale. 

Une photo publiée par Pierre Moustrou (@moustrou_peyo) le


    Je pense que c’est toujours plus facile de passer au-dessus du mouvement d’eau La planche reste parfaitement contrôlable et on ne perd pas de vitesse. Donc c’est tout bon. Mais la technique n’est pas des plus simple. Je décompose cette technique en 3 étapes.
                La préparation
Cette étape est simple. Il suffit de se positionner un pied sur le pad et l’autre bien en avant, les deux au milieu de la planche et d’attendre le bon moment. (N’ayez pas peur d’attendre. En général le stress nous fait trop anticiper)
                La dépose
Ici tout est une question de timing. Il faut appuyer sur le pied arrière pour lever le nez de la planche et le déposer juste au-dessus du rouleau. On peut pour accentuer la chose donner un coup de pagaie qui permet de lever davantage le nez. Ce coup de pagaie peut finir en appuie pour assurer.
                La relance
Une fois le nez déposé, il faut rapidement s’appuyer sur l’avant et relancer pour sortir de cette position pas très confortable. Il faut bien appuyer sur l’avant pour que la planche ne se fasse pas attraper par l’eau qui descend sur le pied arrière. 

Une vidéo publiée par Pierre Moustrou (@moustrou_peyo) le


     La rigidité de la planche aide beaucoup. Vous gagnez en réactivité et vous forcez beaucoup moins pour lever la planche (La SupBig de chez AnonymSup est parfaite das cet exercice). Mais comme je vous l’ai dit, tout est une histoire de timing. Si on lève trop tôt, il y a beaucoup de chance de déposer le nez de la planche juste avant le rouleau et là impossible de passer. L’arrière de la planche se fait enterrer par l’eau qui descend. La planche se cabre et la chute n’est pas loin. Si on lève trop tard, le nez de la planche est déjà sous le rouleau. Il faut donc placer un gros appuie, bien appuyer sur l’avant et prier…

Maintenant, il ne vous reste plus qu’à trouver un petit seuil et aller jouer.

samedi 4 février 2017

Les courses en rivières



Après vous avoir parlé de mes pensées sur l’évolution des planches de River SUP, voici comment je vois celui des courses en rivière.
En France pour le moment il existe deux formats différents. Le premier est simple, une course de type Down Wind. Un point de départ, un point d’arrivée, départ ensemble ou par groupe et le plus rapide a gagné. C’est un format qui apparait de plus en plus, car il est très simple à mettre en œuvre si la rivière s’y prête. Il faut un minimum de distance (15km au minimum je trouve) et si besoin une équipe à la sécu sur les passages nécessaires. Mais il y a un problème… Lors des rapides il est bien noté dans les règlements : interdiction de ramer à genoux. Mais ce point est impossible à contrôler.

 En effet, comment voir un concurrent qui décide de passer un rapide à genoux pour ne pas tomber. Une fois à genoux la tentation est grande pour ne pas ramer ! Et si l’on arrive à l’autre extrême, il faudrait aussi disqualifier celui qui tombe à genoux dans un rapide et qui pour éviter de taper un caillou donne «3 coups de pagaie… Bref, cela devient compliquer et le seul moyen est de faire confiance aux compétiteurs. Bien sûr la majorité joue le jeu, mais qui dit compétition, dit triche et la tentation sera trop grande. L’autre inconvénient est pour le public. Il est difficile de suivre les compétiteurs sur plusieurs kilomètres, et bien souvent on ne les voit qu’au départ et à l’arrivée. Le second format est un poil plus complexe, c’est le boader cross. Par poules de 4, les compétiteurs sont lâchés en même temps sur un bassin de kayak (en général) ou un passage un peu rythmé.  Un parcours est imposé en contournant des bouées. Le ou les deux premiers en bas sont qualifiés pour le tour suivant jusqu’à la finale. Presque aucune règle une fois sur l’eau mise à part que les coups sont interdits. Mais c’est une grosse bousculade dès que la première bouée arrive.


Ce format est très agréable à regarder et rapidement le niveau des poules monte. Mais il y a aussi un défaut à ce format. Il est bien logique que le parcours doit rester accessible pour ne pas mettre en danger les compétiteurs. Et imaginons (attention je suis tordu) que l’on retrouve en finale 2 bons copains. Vous ajoutez un très joli lot pour le premier, et voilà comment risque de se dérouler la finale. Un sprint jusqu’à la première bouée, et là le second des deux copains fait le ménage. Il bloque volontairement le plus de compétiteurs possibles, laissant le champ libre à son compagnon de ruse, qui se voit offrir la victoire. La suite de l’histoire dit que bien souvent le lot est partagé. Je vous avais dit je suis bien tordu ! Donc pour pallier ce problème il existe des solutions simples : le format de course change pour la finale. Les concurrents partent seule sur le parcours et le plus rapide au chrono gagne… Simple et efficace. Si cette solution est choisie on peut aussi pour pimenter la compétition, choisir de changer le parcours de la finale ou carrément de passer à un rapide plus complexe. La le public y sera gagnant car les qualifications sont rigolotes à voir et la finale devient sérieuse en termes d’engagement. Autre avantage, le nombre de compétiteur peu devenir très important, cela ne durera pas 5h… Ce changement est assez simple à mettre en place et pour faire le lien avec le format précédent, il est possible d’ajouter un ou des juges qui délivre des bonus si le parcours est fait debout, si le passage le plus difficile est emprunter ou si le compétiteur touche une bouée suspendu (ajoutons un peu de fun). Là les choix tactiques entrent en jeu et le public est ravi.
Il serait aussi possible d’organiser des compétitions de River Sup Surf. Très simple, une vague statique, des juges et un temps imparti. Comme en kayak, les juge établissent un classement en attribuant à chaque figure un nombre de points.  Ce format est aussi facile à réaliser, encore faut-il trouver un spot qui soit (presque) sur d’être en eaux le jour de la rencontre. 

Les rencontres vont évoluées et le nombre de participant ne va cesser de croitre. Il est donc important de penser à comment les organiser pour les rendre le plus attrayantes et impartiales.  


Sur ce, naviguez bien et à bientôt sur l'eau.